L’Azur retrouvé

Si nous regrettions il y a quelques mois la rareté de Nice dans La Promesse de l’aube version 2017, c’est une nouvelle fois en Ligurie qu’une autre production, celle franco-belge d’Un amour impossible d’après Christine Angot, sorti le 7 novembre dernier, a préféré s’installer pour y tourner des séquences situées entre Nice et Beaulieu-sur-Mer au crépuscule des années cinquante.

De fin mai à début juin 2017, l’équipe de Catherine Corsini, coordonnée depuis l’hôtel « Le Caravelle » à Diano Marina, s’est donc rendue à Imperia capturer les derniers moments de bonheur du couple du film au soleil timide des ports de plaisance d’Oneille* et de Port-Maurice. Scénettes fugaces renouant parfois avec le charme et la modestie de la Riviera d’autrefois, jamais loin du précipice et donc de La Main au collet…

Un amour impossible (2)Un amour impossible (1)Retrouvailles à Beaulieu-sur-mer des deux protagonistes, Pierre (Niels Schneider) et Rachel (Virginie Efira), filmées sur le quai et à l’entrée de la gare des trains de Port-Maurice récemment désaffectée. « Pour aller sur la Côte d’Azur, il fallait passer par Paris. On arrivait à la gare d’Austerlitz, et à la gare de Lyon on prenait un train pour Nice. Il l’attendait, il avait loué une Quatre-Chevaux. Ils sont allés directement à Beaulieu-sur-Mer. »**

Un amour impossible (5)Un amour impossible (3)Au port d’Oneille dans un Steak House de la Calata Giovanni Battista Cuneo, la rue sous les arcades, au numéro 17.

Un amour impossible (4)« Sur le port [de Menton], il lui a acheté une petite broche, en métal, sans valeur, mais jolie, un hippocampe avec des yeux verts. »**

Un amour impossible (6)Via Angiolo Silvio Novaro, toujours à Oneille. Les photos prises par et de Rachel et Pierre durant ce séjour seront désignées plus tard dans le film comme celles du séjour à Nice. « Le dernier soir, à Nice, au Palais de la Méditerranée, il avait voulu jouer, elle lui avait prêté son dernier billet de cinquante francs, il l’avait perdu, elle n’avait plus rien non plus. Ils ont cherché une Caisse d’Epargne, il a retiré cent francs sur son livret, et ils ont réservé des places assises pour le lendemain. Ils avaient un soir de vacances supplémentaire. Ils ont dîné dans un bon restaurant. Et ont passé leur dernière nuit dans un joli petit hôtel face à la mer. »**

 *Port d’Oneille où débarquait discrètement Matt Damon dans La Mémoire dans la peau.
**Extraits du roman de Christine Angot, Un amour impossible (J’ai Lu, 2016), pp. 47-48.

 

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