Toni Erdmann, justement

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Sandra Hüller (Amour fou) et Peter Simonischek dans « Toni Erdmann ».

Sorti à la fin du mois d’août, « Toni Erdmann », le film de l’Allemande Maren Ade, qui se maintient toujours à l’affiche, a produit, depuis sa présentation à Cannes en mai dernier, une pléthore d’articles et d’entretiens dans la presse française.

Curieusement, et malgré la finesse d’analyse de nombreux critiques enthousiastes, aucun commentaire ne m’a réellement renvoyé au sentiment que j’avais pu éprouver en voyant le film… Sauf un : celui de la cinéaste Claire Denis, auteure d’un dangereux chef-d’œuvre « Trouble Every Day » (2001), que viennent de publier les Cahiers du cinéma dans leur numéro de septembre.

Parce qu’elle parle d’un rire qui lui a serré la gorge, Claire Denis tord le cou à la réputation follement comique de « Toni Erdmann », que Maren Ade n’avait jamais imaginé ni même souhaité, et replace le film dans sa juste sphère, indécidable comme le facteur humain, sujet d’actualité en pleine érosion (cf. « Nocturama », l’ennemi intérieur).

Indisponible en ligne, je vous l’ai spécialement scanné : « Es-tu humaine ? »

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