Rémy Julienne Côte d’Azur

« Rémy Julienne Côte d’Azur », c’est comme ça qu’on appelait le repère des cascadeurs aux Studios de la Victorine où Rémy Julienne, le plus grand coordinateur de cascades du siècle dernier, en tournage dans la région, venait préparer le matériel et ses équipes.
Une époque révolue dont nous avons rassemblé quelques traces…

 

/ Images inédites de Rémy Julienne présentant des démonstrations de cascades à Jacques Chirac et Jacques Médecin aux Studios de la Victorine enregistrées en 1988 par Emile Martin, tournant pour la première fois en vidéo, après le 16 mm, ses archives de la Victorine.

 

/ Extrait de notre entretien avec Didier Brulé, cascadeur ayant travaillé près de trente ans avec Rémy Julienne – il avait d’ailleurs été mobilisé pour les démonstrations de la vidéo précédente -, à Nice et dans le monde entier. Intégralité de l’entretien disponible sur commande : DVD « Cinéma à Nice ».

 

Maximum Risk

/ Une interview que nous avons retrouvée et scannée (hélas avec quelques dommages pour certaines photos en bas de page) de Rémy Julienne accordée au magazine S.F.X. à propos du tournage de Risque maximum (1996) à Nice et à Villefranche-sur-mer : « Entretien avec Rémy Julienne – Cascades automobiles ».

A propos de Terence Young

Terence Young, tournage de MEYERLING - CopieTerence Young, au centre, tournant Mayerling (1968). Photo restaurée par Prise 2, coll. privée M. Borghesi. [Légende en cours]

« A l’époque où Terence Young travaillait à Nice, entre les années soixante et soixante-dix, son bureau de production se trouvait dans la villa des Studios de la Victorine. Ça s’appelait « Terence Young Private ». En homme de cinéma, Young pensait qu’il allait faire repartir les studios. Il y a réalisé quelques films, dont L’Arbre de Noël (1969) avec Bourvil, mais, bien qu’il se soit entendu avec la direction, son action fut limitée et il a finalement quitté les lieux au bout de quatre ou cinq ans.

Une fois parti de la Victorine, Young a laissé beaucoup d’affaires derrière lui. Fernand Bernardi, accessoiriste aux studios, avait récupéré tout ce qu’il avait laissé dans la villa. Il y avait entre autres une copie 35 mm optique des Amazones* (1973), un film de Young, en version originale, qui faisait six boites, que m’a donné Fernand et qui est maintenant à la Ville de Nice.

Peu après la mort de Young, j’avais participé à une soirée-hommage organisée par son épouse Sabine Sun**, dans leur maison sur les hauteurs de Cannes***. Avec Michel Cinque, on avait réalisé pour l’événement un montage des films qu’il avait tourné ici, ce qui avait pris deux jours. La soirée s’était déroulée en marge du Festival de Cannes de 1995. Tout le gratin présent au festival s’y était rendu. Et c’est moi qui m’était chargé de la projection vidéo, au bord de la piscine. »

Propos d’Emile Martin, recueillis par Prise 2 en 2019.

*Maurice Borghesi, tapissier aux studios, s'était quant à lui vu offert les positifs des photos de tournage des Amazones et du film inachevé de Young réalisé à la Victorine, Jackpot (1975), auquel il avait participé, au moment du départ de Young.
**Actrice, née à Antibes, elle a joué dans la plupart des films de son mari à partir de 1970, dont Les Amazones.
**Young avait, avant de s'installer à Cannes, une villa à Antibes, située au 360-371 du chemin de la Mosquée, la Villa Houzée, qui existe toujours.

 

Les cinémas à Nice, exposition

Carton d’invitation recto-verso du vernissage de l’exposition « Les Cinémas Niçois, 1896-1969 » organisée en 1996 par les Archives Municipales de la Ville de Nice.

Les Cinémas Niçois (1)Les Cinémas Niçois (2)

Nice Cadeim (l’Action Culturelle Municipale) avait édité pour l’occasion un fascicule reprenant des éléments de l’exposition dont quelques photos réalisées par Pierre Padovani, auteur présumé de la photo du cinéma Le Royal, autrefois situé avenue Malausséna, ci-dessus.

Merci à Benoît Grimalt pour nous avoir transmis la copie de ce document du musée personnel d’Emile Martin.

 

Les studios de la Victorine sur Ina.fr

Retour de manivelle

1. 3 mai 1957, Georges Wakhevitch dans l’émission « En direct de » [Extrait] (RTF)

Pierre Tchernia interroge dans son atelier Georges Wakhevitch décorateur des « Visiteurs du soir », tourné sous l’occupation à la Victorine.

2. 7 mai 1958, sujet des « Actualités Françaises » (RTF)

Brève rencontre entre Raymond Queneau et René Clément, qui tourne « Barrage contre le Pacifique », dans la cour de la Victorine.

3. 13 avril 1984, sujet du journal TV de France 3

En 1984, Jack Lang, ministre de la culture, vient en aide aux studios de la Victorine qu’il faut moderniser : « Silence, on va peut-être tourner. » 

4. 31 février 1995, sujet du journal TV « Midi 2 » (France 2)

Emile Martin, projectionniste et mémoire vivante des studios, constate un champ de ruines : aucun film tourné en 1993 !

5. 11 mai 2002, Michèle Mercier dans l’émission « Tout le monde en parle » (France 2)

L’actrice Michèle Mercier, née à Nice, commente sa biographie racontée par Thierry Ardisson : c’est à la Victorine qu’elle fera la connaissance de Denys de la Patellière qui la dirigera dans « Retour de manivelle » (1957), le film qui la rendra célèbre.