Le Carnaval de Nice au cinéma

 

Filmographie

En orange, les titres présentés dans la vidéo…

1921, L’ENFANT DU CARNAVAL, long-métrage réalisé par Ivan Mosjoukine.
1929, LE CARNAVAL DE NICEréférences manquantes.
1930, A PROPOS DE NICE, court-métrage réalisé par Jean Vigo et Boris Kaufman.
1947, PARIS 1900, long-métrage réalisé par Nicole Vedrès.
1954, L’ÉTRANGE DÉSIR DE M. BARD, long-métrage réalisé par Géza von Radványi.
1958, LA VIE A DEUX, long-métrage réalisé par Clément Duhour.
1970, LA PROMESSE DE L’AUBE, long-métrage réalisé par Jules Dassin.
1983, L’HÉRITIER DE LA PANTHÈRE ROSE, long-métrage réalisé par Blake Edwards.
1994, NICE, VERY NICE, segment réalisé par Claire Denis du long-métrage A PROPOS DE NICE, LA SUITE.
1997, MARIE BAIE DES ANGES, long-métrage réalisé par Manuel Pradal.

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Nice et la mémoire du cinéma

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Noms de rue, de salles, de collèges ou de théâtres, plaques commémoratives, voici notre petit répertoire de la ciné-mémoire dans la ville.

Jean Vigo 
Paris 1905 – 1934
Période d’activité cinéma : de 1930 à 1934
Jean Vigo travaille en 1928 comme aide-opérateur à la production Franco-Film aux studios de la Victorine. En 1930, dans le cadre de la série Cités Symphonies, il réalise avec Boris Kaufman « A propos de Nice », un court documentaire muet, tourné en un jour dans la ville. Dans le communiqué de presse qui accompagne la sortie du film, Vigo écrit : « Ciel bleu, maisons blanches, mer éblouie, soleil, fleurs multicolores, cœur en liesse, telle apparaît d’abord l’ambiance niçoise. Mais ce n’est là que l’apparence éphémère, que la mort guette, d’une ville de plaisirs. » (Vigo chez les curistes)
– La salle Jean Vigo, qui accueille quelques fois des projections, est la salle de spectacles de l’Espace Magnan, situé rue Louis de Coppet derrière le collège Daudet et la piscine Jean Médecin.
– La rue Jean Vigo, à l’Arénas, non loin des Studios Riviera (ex-Victorine), serait l’un des lieux les moins fréquentables de Nice. « L’œil anarchique » ne pouvant y demeurer serein (Nice-Matin), le nom de Jean Vigo désignerait à Nice, aujourd’hui plus que jamais, le malaise qui étrangle la ville.

Romain Gary
Empire russe, Vilna 1914 – Paris 1980
Période d’activité cinéma : de 1958 à 1971
Réalisateur de deux films avec Jean Seberg, « Les Oiseaux vont mourir au Pérou » (1968) et « Police Magnum » (1971), Romain Gary a fait l’objet de plusieurs adaptations au cinéma : « Clair de femme » de Costa-Gavras, « La Vie devant soi » de Moshé Mizrahi, « Lady L », tourné à Nice en 1965, et « La Promesse de l’aube », pour deux versions, une en 1970 et l’autre en 2017, toutes deux tournées à Nice (bien que très peu pour la deuxième), ou encore « Dressé pour tuer » (d’après « Chien blanc »), l’électrochoc de Samuel Fuller.
– Une plaque commémorative Romain Gary a été inaugurée en 2013 aux Pervenches, 7 boulevard François Grosso, autrefois pension Mermonts gérée par Mina la mère de Gary où cet « enfant de Nice » vécut de 1930 à 1933 (La Croix). Une résidence universitaire Romain Gary existe aussi près du campus de Saint-Jean-D’Angely.

Marcel Pagnol 
Aubagne 1895 – Paris 1974
Période d’activité cinéma : de 1933 à 1967
Réalisateur de presque vingt films pour le cinéma, également scénariste et dialoguiste, Marcel Pagnol est mobilisé au 163e régiment d’infanterie de Nice en 1914 ; une plaque sur la façade du Palais Rusca commémore le départ du régiment.
– Très en pente et uniquement résidentielle, la rue Marcel Pagnol se trouve à Saint Sylvestre. Proche de la Villa Arson, elle rejoint celle du pater provençal, l’avenue Frédéric Mistral.

Sacha Guitry
Russie, Saint-Pétersbourg 1885 – Paris 1957
Période d’activité cinéma : de 1914 à 1957
Acteur, réalisateur, scénariste et dialoguiste, comme Marcel Pagnol, Sacha Guitry a souvent porté ses propres pièces à l’écran. Il possédait à Nice une vaste résidence sur la colline de Cimiez, avenue Emile Bieckert, qui abrite désormais un hôtel de charme, Le Petit Palais.
– En plein centre de Nice, la rue Sacha Guitry, cachée par les Galeries Lafayette et accessible par la place Masséna, abritait jadis le théâtre Sacha Guitry, plus tard aménagé en restaurant. La « salle » deviendra le temple du Chef Jacques Maximin puis sera gérée par La Brasserie Flo et par les Brasseries Georges, ces derniers la rénovèrent entièrement. Le local est actuellement inoccupé.

Pierre Brasseur
Paris 1905 – Italie, Brunico 1972
et
Michel Simon
Suisse, Genève 1895 – Bry-sur-Marne 1975
Monstres sacrés des planches et du grand écran, Pierre Brasseur, qui fut aussi metteur en scène de théâtre, et Michel Simon se sont retrouvés plusieurs fois au cinéma. Dans « Le Quai des brumes » ou « Deux heures à tuer », mais surtout dans « La Plus belle soirée de ma vie », dernier film de Pierre Brasseur, qui décéda à la fin du tournage ; épisode raconté par Claude Dauphin dans ses « Derniers trombones ».
– Le Théâtre National de Nice (TNN), sur la Promenade des Arts, possède depuis 1989 deux salles de représentation : la salle Pierre Brasseur, la plus grande du théâtre, et la salle Michel Simon, un amphithéâtre plus intimiste.

Henri Langlois
Turquie, Smyrne 1914 – Paris 1977
Période d’activité cinéma : de 1935 à 1977
Henri Langlois est l’un des créateurs de la Cinémathèque française et le fondateur du Musée du cinéma. Figure très controversée de son vivant, son travail à la Cinémathèque fut salué par un Oscar à Hollywood en 1974. Un long documentaire lui a été consacré, « Le Fantôme d’Henri Langlois » en 2004, ainsi qu’une exposition « Le Musée imaginaire d’Henri Langlois », dix ans plus tard à la Cinémathèque française.
– Salle unique de la Cinémathèque de Nice, la salle Henri Langlois est à Acropolis, 1 esplanade Kennedy : on la trouve entre le Palais des Congrès et le bowling.
Langlois, accompagné de Dennis Hopper, avait inauguré peu avant sa mort la Cinémathèque de Nice, alors installée au Vieux-Nice. Cinémathèque dont il avait permis l’édification.

Jean Giono
Manosque 1895 – 1970
Période d’activité cinéma : de 1958 à 1963
Le plus souvent collaborateur, pour des courts-métrages, des documentaires ou des scénarios, Jean Giono ne réalisera seul qu’un seul film : « Crésus » avec Fernandel. Adapté au cinéma par Pagnol notamment, Giono supervisera lui-même la transposition, mal connue et pourtant superbe, de son roman « Un roi sans divertissement », sous l’égide de sa société de production Les films Jean Giono.
– Le collège Jean Giono est situé à Saint Roch rue Humbert Ricolfi.

Maurice Jaubert
Nice 1900 – Baccarat 1940
Période d’activité cinéma : de 1922 à 1939
Compositeur de musique de film pour Renoir, Vigo, Clair, Duvivier, Carné ou Pabst, Maurice Jaubert sera célébré par Truffaut à titre posthume dans les années 70.
« Plus méconnu qu’inconnu donc, ce Niçois Jaubert, épris de lumière méditerranéenne et d’arrière-pays secrets, ce catholique fervent, enfant de la bourgeoisie précoce en tout et « un peu trop bon élève » (il devient avocat à 19 ans), dont la vie brève mais dense, scandée de choix éthiques et politiques courageux dans l’entre-deux-guerres, se fracassa net au bois d’Azerailles en Lorraine pendant la bataille de France, cette même bataille qui enleva Nizan à la littérature, et fit de Claude Simon l’immense écrivain que l’on sait. » (Libération)
– Le collège Maurice Jaubert est à l’Ariane, cours Albert Camus. C’est en s’y rendant pour une rencontre avec des élèves que Maryline Desbiolles a eu l’idée d’écrire sur lui (Lire notre post précédent). La rue Maurice Jaubert est située en centre-ville. Elle mène de la place Grimaldi/rue de la Liberté à la zone piétonne (rue Massena).

Lino Ventura
Italie, Parme 1919 – Saint-Cloud 1987

Acteur incontournable du cinéma populaire français des années 50 à 80, il a parallèlement travaillé au soutien des enfants handicapés et de leurs parents avec son association Perce-Neige, aujourd’hui fondation.
– A un kilomètre du collège Maurice Jaubert, le Théâtre Lino Ventura est avec le Palais Nikaïa la salle de concert la plus périphérique de la ville. Domicilié depuis 1992 sur le boulevard de l’Ariane, le Théâtre est devenu avec le temps la salle la plus branchée de Nice et des alentours.

Plus : il existe aussi une allée Gaby Morlay à Fabron, un square Jean Gabin place Pellegrini et une rue Joseph Kosma, grand compositeur de musique de films et notamment de la célèbre chanson « Les Feuilles mortes » d’abord entendue dans Les Portes de la nuit de Marcel Carné.